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Affichage des articles du septembre, 2016

Pour ma collègue; en traitement pour un cancer du sein

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Plusieurs fois par an, je m'installe devant mon ordinateur et je choisis une ou plusieurs courses que je vais courir pendant l'année. J'aime le marathon car cette distance me plonge dans un entraînement qui demande de la rigueur et de la discipline. C'est un objectif à long terme, et j'espère que, si je m’en tiens au programme, les résultats seront à la hauteur de mes attentes. L'entraînement est exigeant, dans des conditions climatiques parfois difficiles, mais je me dis que ce n'est rien comparé à mes amis qui font des Ironman. J'ai aussi le choix ! J'ai le choix de rester au lit le samedi matin, de sauter un entraînement, de recommencer le lendemain, d'abandonner ma course. Parce que des courses, il y en a à profusion. Il y a des épreuves parfois, où l’on n’a pas le choix… Aujourd'hui, j'ai repéré une photo de ma collègue de travail. Elle est allongée sur une civière d'hôpital, vêtue d'un foulard aux couleurs vives. Elle est so...

The wisdom and wealth of our elderly

In my endoscopy room, my last patient arrives on her stretcher, her hospital gound is stained, her blanket is at her feet, her arms are covered in bruises and her hair is immobilised by an oily substance. As she stares into space, I dare ask her what exam she is here for.  She doesn't have a clue and doesn't seem curious to know either.  She talks a lot and repeats that she arrived in Canada in 1965.  Her husband was polish and she, german. She seems to suffer from dementia. She keeps repeating herself but I have work to do.  Our days are so busy beyond the work day. ''I came to Canada in 1965'' she says again and her husband was Polish.  And I have to write down her vitals and turn on my scope.  The exam carries to the rythm of her words and when all is done and I remove the blood pressure cuff, she informs me that she came to Canada in 1965. The orderly starts pushing her stretcher out of the room and I spontaneously ask her ''Tell me your story...

Facebook; La bête bleu

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De nos jours, j'ai parfois l'impression qu'il y a trois types de personnes; les accros des réseaux sociaux, les ''Moi j'ne suis pas trop Facebook", et ceux qui pensent que Facebook ne devrait pas exister. Nombreuses sont les conversations dans la salle a café au travail au sujet des téléphones cellulaires, du moment approprié de les utiliser et surtout de l'existence de la bête bleu qu'est Facebook. Est-ce necessaire de publier quotidiennement le kilometrage précis de la sortie de jogging?  Veut-on savoir qu'elle breuvage alcoolisé notre collègue choisi de poser devant sa piscine?  Et ce ''selfie'' qui cache le beau paysage derrière mais qu'il semble si heureux de nous partager?  Jadis, il y avait de beaux moments précieusement conservés dans le tiroir de la mémoire.  Aujourd'hui, il y a de beaux moments qui doivent être capturés avec hâte par une image. Une petite voix chuchote que cette capture serait digne ...

Mourning a race

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Mourning your race, not just any race.... Have you ever reacted to someone’s sneezing a week before an important race? Could that sneeze be a possible threat to my upcoming race? To all my months of training? The early wake ups on weekends? That goal I have been working so hard for? If not that sneeze, what if I sprain my ankle changing a light bulb? What if something prevents me from running my race? Am I alone to feel like my body is like a rare protected specie the week before an important race? It sounds silly when I put it like that.... But is it? I’ve sometimes wondered how that would feel, if I had to miss an important race. But I knew it would never happen to me. Or could it? I’m a single mom and have my kids full time, work as an O.R. nurse, work on call meaning sleepless nights and, I run. IRun because I love to run. I love how it makes me feel. Two years ago, I ran my first marathon in Ottawa. This year, I qualified for the Boston marathon and am on the list...

LA RICHESSE DES PERSONNES ÂGÉES

LA RICHESSE DES PERSONNES ÂGÉES Je ne peux imaginer vivre ce que cette vieille dame a vécu, et je la remercie d’avoir partagé avec moi son histoire SARAH BACHANDINFIRMIÈRE Dans ma salle d’endoscopie, ma dernière patiente arrive sur une civière, sa jaquette souillée, sa couverture aux pieds, ses bras couverts d’ecchymoses et des cheveux gris blanc immobilisés par une substance luisante. Son regard fixe le mur. J’ose lui demander quel examen elle doit passer et elle n’en a aucune idée. Elle ne tient pas trop à le savoir non plus. Elle parle beaucoup et répète qu’elle est arrivée au Canada en 1965. Son mari était polonais et elle, allemande. Tout porte à croire qu’elle est démente. Elle se répète sans cesse et nous avons un travail à faire. Nous avons des journées chargées qui continuent après le travail. « Je suis arrivée au Canada en 1965 », dit-elle encore, et son mari était polonais… Et moi, je dois inscrire les signes vitaux et brancher mon appareil. L’examen se poursuit au rythme d...