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Affichage des articles du 2016

Maman, que c'est-il passé en Allemagne?

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Ah ces jeunes, lorsqu'ils seront grands, ils comprendront! Pourtant les jeunes sont beaucoup plus sages qu'on le pense! Hier soir, alors que ma fille de 12 ans travaillait sur sa présentation orale: Noël en Russie, elle me demande soudainement ce qui c'est passé en Allemagne. Je lui répond qu'un camion a blessé des gens au centre-ville de Berlin.  Elle me demande ensuite ''Qui a fait ça?''. Je lui répond que c'est l'État Islamique. Vous pouvez deviner la prochaine question? J'ai deux options, la première est de tenter d'expliquer dans mes mots et la seconde, de faire une recherche avec elle. https://fr.vikidia.org/wiki/Daech État Islamique ou tout simplement acronyme EI organisation politique, militaire et terroriste internationale instaurée le 29 juin 2014, en Irak. L'organisation se caractérise par des actes d'une très grande violence elle appelle tous les musulmans du monde à lui prêter allégeance ce group...

Des super héros parmi nous auront faim à Noël

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Je suis infirmière en endoscopie et malgré des conditions présentement très difficiles, je dois vous dire que j'aime mon travail.  Comme un barman derrière son comptoir, il y a toutes sortes d'échanges dans une salle d'endoscopie.  Ce qui se passe dans ma salle reste dans ma salle! A part lorsque je fais la rencontre d'une personne qui vient me toucher droit au coeur! Je suis convaincue que chaque être humain est muni de fragilités, de limites ainsi que de forces et qualités capable de faire vibrer l'âme de n'importe qui.  Il s'agit d'ouvrir les yeux bien grands.  Parfois, dans cette salle d'endoscopie, il m'arrive de tomber sur un trèfle à quatre feuilles, caché sous une jaquette d'hôpital qui tente de trahir cette quatrième feuille. Je n'aurais pu deviner à son arrivé, car il parlait très peu.  Il ne voulait surtout pas déranger.  J'ai du lui poser plusieurs questions sur son état de santé, tout à part son NIP à la banque!  Lors...

Help Mr Barrette, my kids are not allowed to get sick!

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We’ve known it for a couple of years that this day would come.  This day where we can declare a state of emergency in our operating room department.  The emergency is that we are not enough nurses to run the operating rooms, endoscopy and colposcopy clinics.  We have organized many retirement partys in the last two years, eaten cake et sadly said our goodbyes to several of our colleagues.  The shortage of nurses is felt more than ever but we shouldn't worry, new nurses will come to our rescue!   The problem is though, that their are no job postings for them… Don’t get me wrong, I love my work and I wouldn’t change it for any other but the situation is worrisome. I feel privileged to do the work that I do, especially with such a great team! The problem is though, that the number of players on the team is going down at an alarming pace. In my twelve years of practise, I have never seen so many collegues leave for sick leave than in the last f...

À l'aide Mr Barrette, mes enfants et moi n'avons pas le droit d'être malade!

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Nous le savions très bien, depuis quelques années, que le décompte des années, mois et semaines restantes pour plusieurs de nos collègues infirmières bientôt à la retraite tirerait à sa fin.  Nous avons organisé beaucoup de souper de retraite ces dernières années, mangé du gâteau et versé quelques larmes à voir nos chères collègues accrocher leurs saraux.  Le manque de personnel se fait de plus en plus ressentir,  mais ce n'est pas grave, les jeunes viendront les remplacer! Le problème, c'est qu'il n'y a pas de poste et d'autres postes sont coupés! Ne vous trompez pas, j'adore mon métier, je ne le changerais pour rien au monde, mais la situation m'inquiète... Je travaille dans un bloc opératoire, en colposcopie et en endoscopie.  Je me sens privilégiée de pouvoir toucher à ces départements, avec une si belle équipe en plus.  Le problème est que le nombre de joueur dans l'équipe diminu à une vitesse alarmante.  Dans mes 12 ans de pratique, je n'...

Parent à bout de souffle!

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Le soleil se couche vraiment tôt ces temps-ci.  La seule clarté de ma journée vient des néons de l'hôpital ou je travaille. Reculer l'heure, c'est de l'arnaque!  On dirait qu'on se fait voler quelques heures de nos journées, qu'on est plus fatigués, mais ce n'est qu'une illusion d'optique.  Cette période est aussi le moment de l'année ou j'ai le moins de chance de devenir maman de l'année car celle-ci est souvent source d'irritabilité accrue pour moi. Il y a quelques années, assise sur le divan, j'ai regardé mes enfants dans les yeux et je leur ai annoncé que maman et papa ne vivraient plus ensemble.  Ce fut un moment marquant pour ma fille aînée surtout, qui me reflétait le choc, l'incompréhension et la peur dans son visage. Impuissante, j'ai ensuite déposée doucement mes mains sur ses épaules, je l'ai fixé dans les yeux et je lui ai fait une promesse.  La nouvelle était difficile à accepter mais je lui ai promis qu...

Le marathon international de Niagara vent et pluie inclus dans le forfait!

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Le 30 octobre 2016 se déroulait le International Niagara marathon.  Je m'y suis rendue avec mon amie avec qui nous avons suivies religieusement le programme de courir au bon rythme. L'entraînement est suivi à la lettre, l'alimentation ainsi que le repos.  Avec rétrospective, la seule chose que je n'ai pas vraiment préparée est le mental.  Comme si mon cerveau ne voulait me préparer mentalement à ce qui s'en venait.  Il me disait simplement que j'avais tout fait et qu'il restait qu'à me diriger sur la ligne de départ et performer! C'est avec fébrilité que nous avons pris la route vers Niagara un vendredi après-midi après le travail.  Le lendemain, en se dirigeant à l'expo, le vent nous souhaite la bienvenue à 45 kmh et je réalise que dans quelques heures, je ferai l'activité que j'aime le plus mais sur 42 km avec un vent de face.  Mon cerveau me convainc que ça ne sert à rien d'y penser, que je n'y peux rien. La journée se ...

SPM; Syndrome pré marathon ou ''Taper''

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SPM: Syndrome pré marathon ou période de ''taper'' Un Vendredi soir de septembre, c'est avec frébilité que je suis allé stationner mon auto à 3 heures de course de chez moi avec mon amie avec qui je m'entraîne pour le marathon de Niagara! Sur le chemin du retour, nous arrêtons aux trois kilomètres pour que les enfants cachent des bouteilles d'eau dans des endroits stratégiques en ricanant malgré les voix de leurs mamans qui leurs disent de se dépêcher, sur un ton un peu tendu de peur d'attirer trop de regards des automobilistes derrières.   Le lendemain matin, notre 35 km commence de manière un peu trop sérieuse.  Nous ajustons nos ceintures, notre musique, nos gels et parlons peu.... La pluie commence à tomber et tranquillement, le rythme de nos foulées commence à nous détendre et nous réalisons en riant que nous étions un peu ridicule....  Inconsciemment, ce 35 km était un test pour savoir si nous étions prête.  Pour savoir si...

L'éducation accessible pour tous! Le P.E.I et les autres concentrations, pour certains.... Que veux tu faire quand tu seras grand?

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Que veux tu faire lorsque tu seras grand? Où te vois tu dans 5 ans, 10 ans ou 20 ans? Dès la jeune enfance, les enfants se font poser ces questions.  Ils se déguisent en pompiers, policiers, docteurs à l'halloween.  Et nous les grands, achetons des bouquins qui révèlent le secret du bonheur, c'est à dire, l'art de vivre dans le moment présent.  Nous sommes constamment pris au piège à anticiper l'heure du souper, la semaine à venir, les vacances d'été 6 mois à l'avance, la retraite dans 20 ans. De temps en temps, nous profitons d'un couché de soleil, de la mélodie du rire de nos enfants, de l'odeur de la croustade aux pommes dans le four.  Pourtant, nos enfants sont experts dans l'art de vivre le moment présent.  Ils vivent leurs émotions pleinement et semblent si absorbés par tous ce qu'ils font. Je me demande quand est-ce que cette transition entre l'expertise de vivre au présent et l'anticipation de l'avenir s'installe dans ...

Pour ma collègue; en traitement pour un cancer du sein

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Plusieurs fois par an, je m'installe devant mon ordinateur et je choisis une ou plusieurs courses que je vais courir pendant l'année. J'aime le marathon car cette distance me plonge dans un entraînement qui demande de la rigueur et de la discipline. C'est un objectif à long terme, et j'espère que, si je m’en tiens au programme, les résultats seront à la hauteur de mes attentes. L'entraînement est exigeant, dans des conditions climatiques parfois difficiles, mais je me dis que ce n'est rien comparé à mes amis qui font des Ironman. J'ai aussi le choix ! J'ai le choix de rester au lit le samedi matin, de sauter un entraînement, de recommencer le lendemain, d'abandonner ma course. Parce que des courses, il y en a à profusion. Il y a des épreuves parfois, où l’on n’a pas le choix… Aujourd'hui, j'ai repéré une photo de ma collègue de travail. Elle est allongée sur une civière d'hôpital, vêtue d'un foulard aux couleurs vives. Elle est so...

The wisdom and wealth of our elderly

In my endoscopy room, my last patient arrives on her stretcher, her hospital gound is stained, her blanket is at her feet, her arms are covered in bruises and her hair is immobilised by an oily substance. As she stares into space, I dare ask her what exam she is here for.  She doesn't have a clue and doesn't seem curious to know either.  She talks a lot and repeats that she arrived in Canada in 1965.  Her husband was polish and she, german. She seems to suffer from dementia. She keeps repeating herself but I have work to do.  Our days are so busy beyond the work day. ''I came to Canada in 1965'' she says again and her husband was Polish.  And I have to write down her vitals and turn on my scope.  The exam carries to the rythm of her words and when all is done and I remove the blood pressure cuff, she informs me that she came to Canada in 1965. The orderly starts pushing her stretcher out of the room and I spontaneously ask her ''Tell me your story...

Facebook; La bête bleu

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De nos jours, j'ai parfois l'impression qu'il y a trois types de personnes; les accros des réseaux sociaux, les ''Moi j'ne suis pas trop Facebook", et ceux qui pensent que Facebook ne devrait pas exister. Nombreuses sont les conversations dans la salle a café au travail au sujet des téléphones cellulaires, du moment approprié de les utiliser et surtout de l'existence de la bête bleu qu'est Facebook. Est-ce necessaire de publier quotidiennement le kilometrage précis de la sortie de jogging?  Veut-on savoir qu'elle breuvage alcoolisé notre collègue choisi de poser devant sa piscine?  Et ce ''selfie'' qui cache le beau paysage derrière mais qu'il semble si heureux de nous partager?  Jadis, il y avait de beaux moments précieusement conservés dans le tiroir de la mémoire.  Aujourd'hui, il y a de beaux moments qui doivent être capturés avec hâte par une image. Une petite voix chuchote que cette capture serait digne ...

Mourning a race

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Mourning your race, not just any race.... Have you ever reacted to someone’s sneezing a week before an important race? Could that sneeze be a possible threat to my upcoming race? To all my months of training? The early wake ups on weekends? That goal I have been working so hard for? If not that sneeze, what if I sprain my ankle changing a light bulb? What if something prevents me from running my race? Am I alone to feel like my body is like a rare protected specie the week before an important race? It sounds silly when I put it like that.... But is it? I’ve sometimes wondered how that would feel, if I had to miss an important race. But I knew it would never happen to me. Or could it? I’m a single mom and have my kids full time, work as an O.R. nurse, work on call meaning sleepless nights and, I run. IRun because I love to run. I love how it makes me feel. Two years ago, I ran my first marathon in Ottawa. This year, I qualified for the Boston marathon and am on the list...

LA RICHESSE DES PERSONNES ÂGÉES

LA RICHESSE DES PERSONNES ÂGÉES Je ne peux imaginer vivre ce que cette vieille dame a vécu, et je la remercie d’avoir partagé avec moi son histoire SARAH BACHANDINFIRMIÈRE Dans ma salle d’endoscopie, ma dernière patiente arrive sur une civière, sa jaquette souillée, sa couverture aux pieds, ses bras couverts d’ecchymoses et des cheveux gris blanc immobilisés par une substance luisante. Son regard fixe le mur. J’ose lui demander quel examen elle doit passer et elle n’en a aucune idée. Elle ne tient pas trop à le savoir non plus. Elle parle beaucoup et répète qu’elle est arrivée au Canada en 1965. Son mari était polonais et elle, allemande. Tout porte à croire qu’elle est démente. Elle se répète sans cesse et nous avons un travail à faire. Nous avons des journées chargées qui continuent après le travail. « Je suis arrivée au Canada en 1965 », dit-elle encore, et son mari était polonais… Et moi, je dois inscrire les signes vitaux et brancher mon appareil. L’examen se poursuit au rythme d...